La GIFS, une alternative contre les engrais chimiques

L’interaction des femmes entrepreneuses leaders paysannes innovatrices congolaises en sigle IFELPIC encourage les agriculteurs à pratiquer l’approche GIFS pour accroitre leur production agricole. Celle-ci est une pratique ni bio ni chimique. Avec la GIFS, on obtient 8 tonnes le ha pour le riz pluvial et sans la GIFS, c’est 2 tonnes le ha ; pour le riz irriguer, on obtient 9 tonnes avec la GIFS et 3 tonnes sans la GIFS ; la GIFS nous permet d’avoir 24 tonnes le ha et 8 tonnes sans GIFS ; on produit 2 tonnes de haricots nains le ha et une tonne sans GIFS, a fait savoir madame Sandra KAVIRA, la secrétaire exécutive de l’IFELPIC.

Avec la GIFS, nous produisons de choux comme légumes sur une superficie de 2m pour obtenir 50 choux de qualité avec les poids variant de 2,5 à 3 kg. Un chou est vendu à 0,4 à 0,5$ et nous obtenons 20 à 22$ après-vente sur un montant de 5 à 6$ investi. Ce qui prouve à suffisance qu’à chaque 1$ investi, nous arrivons à gagner 3$. La GIFFS permet d’augmenter la production et le revenu des ménages. A-t-il ajouté.

La gestion intégrée de la fertilité des sols en sigle GIFS permet de produire sur une petite surface de manière durable et rentable d’une part ; et de produire plus en qualité et en quantité à un moindre coût pour être compétitif sur les marchés. La GIFS est une pratique qui n’est ni bio ni chimique mais offre des résultats appréciables dont l’amélioration des conditions de vie des ménages, l’accroissement des rendements de manière progressive, l’augmentation de la production chaque année et facilite les échanges intercommunautaires par de relations de collaboration

L’approche GIFS vient d’une certaine manière corriger insuffisances prouvées avec l’utilisation des engrais chimiques. Elle protège l’environnement et la diminue les risques environnementaux par la volatilisation de l’azote dans l’air et le ruissellement vers les rivières ; maximise les pertes des engrais chimiques ; améliore la qualité de la production et la qualité du sol, il s’agit ici de l’aspect de la durabilité de la production ; améliore le rapport valeurs cout, aspect économique (RVC). Cependant la mauvaise utilisation de cette pratique à l’instar de la négligence de bonnes pratiques culturales, le surdosage, le sous dosage, le mode d’application inapproprié entrainent l’épuisement des éléments nutritifs autres que le N, P, K entrainent des conséquences néfastes au sol et à la production.

Une bonne pratique de la GIFS exige que l’on commence par une préparation du sol c’est-à-dire labourer le sol en faisant le recyclage des résidus des récoltes, ensuite par l’utilisation de la matière organique, des engrais minéraux, et de semences de qualité, et enfin par le respect du calendrier agricole, l’entretien (faire le sarclage et le buttage), l’intégration agriculture, l’élevage et l’agroforesterie.

 

Myriam Bwiti

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