Les jardins potages, un moyen pour renforcer la sécurité alimentaire

De plus en plus, les populations du monde sont exposées par les aliments qu’elles consomment car elles ignorent la qualité des produits vendus au marché. En République Démocratique du Congo se contente de la quantité et moins de la qualité. Il suffit de faire un tour dans les rues de Kinshasa pour se rendre compte du danger que courent les consommateurs qui achètent tout ce qu’on leur propose pourvu de ne pas mourir de faim. Les producteurs, quant à eux, se contentent d’épuiser leurs marchandises pour chercher de quoi vivre.

Il est possible de consommer bio grâce aux jardins potagers dans nos ménages et l’utilisation de déchets biodégradables. Explique Rachelle MULULU, une agricultrice dans la ville de Goma.

Nous transformons les espaces insalubres en jardins potagers où nous utilisons les déchets biodégradables que nous traitons en amont, ces derniers nous produisent de légumes bios de bonne qualité, de semences ainsi que plantules des basiliques pour une bonne nutrition. Ces plantules de basilique soignent les céphalées, le rhume, le rhumatisme, etc. La présence de ces plantules de basilique dans nos parcelles nous permet de lutter contre la malaria. A-t-elle renchéri.

Cependant, il se pose un problème d’espaces. Or avec des grands espaces, nous pouvons nourrir de milliers de ménages et même exporter. Les jardins potagers ont déjà été bénéfiques pour les ménages de la ville de Goma grâce à une formation qui leur a permis d’assurer la sécurité alimentaire de leurs familles. A travers celle-ci, ils ont également appris à multiplier de semences et de transformer des légumes en biscuits.

Madame Rachelle MULULU est la présidente de l’association de femmes unies pour le développement endogène et intégrale, FUDEI, en sigle dont la vision est d’amener la RDC dans l’autosuffisance alimentaire grâce aux capacités de femmes par leur encadrement dans la production des légumes bio ainsi que l’usage de dechets biodegradables.

                                                                                                       Myriam BWITI

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